Dominique TORRENTE

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Vestiges, Atelier 42, Biennale internationale  Design 2017, Saint-Etienne. 2017. Territoire flexible, souple et recyclable Let me work à fleur de peau Les figures noires Lettre parlêtre flying word Hybrid lexis Opposite n°11 Mémoire 5

Dominique TORRENTE

Les diverses pratiques, techniques ou savoir-faire, telles que la sérigraphie, la broderie, la photographie, le dessin, la céramique, sont des choix liés à la mise en espace de l’écriture, du langage, qui est le matériau premier de mes recherches. Il s’agit de sortir les mots de leur contexte habituel et de les montrer de telle sorte qu’un déplacement naisse au regard. Dualité, paradoxe, évitement, imprégnation, traversée… qui tentent de révéler les faces cachées de ces mots écrits, l’érotisme de la lettre mais aussi « les émois du corps écrit », ou « les frissons du sens », si bien nommés par Roland Barthes. Les œuvres récentes déplacent encore les genres, les savoir-faire. Je travaille par hybridation et « collage » en mêlant culture populaire et culture savante, utilisant les codes de l’histoire de l’art occidental. Empilement de pièces de canevas, volumes géométriques minimalistes, couleurs flamboyantes créent alors un ensemble dont chaque pièce est une sorte d’ « objet-vestige-futur ». Un mélange d’éléments revisités, jouant avec les anachronismes, bousculant les représentations. Mes recherches sur le langage autant que l’élaboration de ces objets insolites tentent de provoquer des déplacements de perception et des sensations renouvelées triturant et/ou ranimant nos mémoires collectives et patrimoniales.

D. T..

« Il existe différentes façons de mener une recherche, qui ne se plient pas toutes aux modalités d’énonciation du discours. Les champs de la théorie et de la pratique ne sont pas aussi clairement partagés que les tenants d’une tradition de pensée encore très vive dans les disciplines instituées de la critique ou de l’histoire de l’art, souhaitent nous le faire entendre. Certains ont pu incarner une posture intellectuellement fondée dans quelque objet manifeste ; d’autres plus intéressés au langage dit poétique, ont cherché à faire sens en dépit des règles de syntaxe établies ; d’autres encore ont pu travailler les qualités éminemment plastiques de la lettre, en se souvenant que le texte a d’abord été un dessin – l’origine grecque du mot « graphein » en témoigne-. C’est ainsi que l’on peut comprendre les « pièces » de Dominique Torrente : comme les manifestations en esthétique d’un rapport proprement moderne au langage, hors des critères qui conduisent habituellement le sens. ».

Extrait de « hors contexte » texte de Cécile Fournel, juillet 2011
Dominique TORRENTE

Site : www.dominiquetorrente.com

EXPOSITIONS RÉCENTES


2017 :

Fines particules des ouvrages, Biennale internationale du design, Saint-Etienne.

2016 :

Cent papiers, Dessins, musée Géo-Charles, Echirolles, France.

Avec et sans s'tress, musée de Bourgoin Jallieu.

Les mots pour le dire, Maison de la Francité, Bruxelles.

Le livre d’artiste, salon, Bruxelles

2015 :

Formes et identités instables, galerie le 116art, Villefranche Sur Saône.

J'ai mal, j'ai peur", galerie VivoEquidem, Paris.

Absorber les vibrations, Groupe d'art contemporain, Annonay.

2014 :

Hybrid Lexis, fin de résidence d'artiste, projet FIACRE, La Ricamarie.

Occuper le terrain, musée Géo-Charles, Echirolles.

02, espace Estancot, Lyon.

70 combats pour la liberté, Le Radar, Bayeux.

2013 :

Crisis, what else ?, galerie le 116art, Villefranche sur Saône.

Tresse 13, maison des tresses et lacets, La Terrasse sur Le Dorlay.

2012 :

Sens dessus dessous, artothèque Idéograf, Saint-Étienne.

l'Étoffe des femmes, musée de Bourgoin Jallieu.

Sacré Blanc, commissaire Y. Sabourin, musée d'Angers.

Blanche est la couleur, hommage à Thomas Gleb, Passage du Retz, Paris.

Jardiner, avoir une aventure galante, jardin de Jocelyne et Victor Caniato, Chaponost.

2011 :

Lettre par lêtre, galerie le 116art, Villefranche sur Saône.

Entr'elles, Les contemporaines, Château de Saint Privas d'Allier.

Et si la guirlande de Julie était en fleur, Château de Rambouillet.

16e biennale de la céramique contemporaine, Châteauroux.

2010 :

Oscillation des corps, théâtre de Vanves.

Écriture, ARCADE, Château, Sainte Colombe.

Métissages, commissaire Yves Sabourin, Bayeux.

2009 :

Métissages, commissaire Yves SABOURIN, musée Léon-DIERX, La Réunion.

Stories of feet, musée Ayala, Manille, Philippines

Thaïlande Créative and Design Center, Thaïlande.

Sungkok Museum, Corée.

2008 :

À fleur de peau, musée Géo-Charles, Echirolles.

CATALOGUES / ÉDITIONS RÉCENTES


2015 :

Hybrid Lexis, monographie, médiathèque La Ricamarie, édtions JP Huguet.

2014 :

Texte Textile, résidence d’artiste, médiathèque La Ricamarie, Editions JP Huguet.

La Raison des formes, avec la photographe M. E. Jolly, Editions le Polaris.

RAR, Le livre d’artistes, collection de l’université J Monnet, St Etienne, Editions MCL

Le livre d’artistes depuis 1980 en France et au Royaume-Unis.
Developments in the field of the Artist’s book since 1980 in France and the United Kingdom.
Anne Béchard-Léauté et Valentine Oncins, Editions université de Saint-Étienne.

70 combats pour la liberté, Editions le Radar, Bayeux.

2013 :

Culture à l’hôpital, centre psychothéraphique, Bourgoin Jallieu, Editions Le Dérailleur.

Des tresses 13, commissaire Yves Sabourin, Editions Lyric 21 / nonpareilles.

2012 :

Blanche est la couleur, Passage de Retz, Paris.

Sacré Blanc, hommage à Thomas Gleb, Editions musée Jean Lurçat, Anger.

Entre Elles, avec Martine Schildge, Château de St Privat d’Allier, Ed. les contemporaines.