Violetta COMPAIN

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arrière-corps arrière-corps arrière-corps Le 17, vue de l'exposition Le 17, vue de l'exposition Le 17, vue de l'exposition Le 17, vue de l'exposition

L'OBJET DE L'OMBRE

Texte pour Violetta COMPAIN
9 septembre2015 / 14 octobre2015
Pierre Rochigneux

Il y a ce que j'ai dit et entrevu, je trouverai ce qui n'y est pas, plus tard. C'est dedans, c'est entre ça et moi, ça se révèle un peu, ça s'enfonce aussi. Ça ne traverse pas, ça ne rebondit pas. Ça m'approche, ça fait que je m'approche.

Pour sentir le vent, pour sentir la vitesse, j'ai baissé la vitre, j'ai tendu la main au bout de ce bras qui me prolonge et j'ai attendu l'espace et je l'ai pris ; le voici offert, le voici, inattendu. Le voici capté. L'espace et le froid de ce mouvement et le risque aussi, la main n'est plus protégée, elle prospecte. Elle tient l'espace, veut le reconstituer, veut le représenter, veut ensuite l'offrir. La main prend, la main offre, c'est vieux comme la pomme de l'arbre de la connaissance. Et nous nous devons d'avoir faim. Que veux-tu ? Retrouver ? Revenir ? Ah, garder ceci en vie, modèle d'éternité ? La représentation, image des falsifications, des imaginaires, image des mensonges, des replis, image des désirs, des indispensables mouvements, image de soi, ici, dans ce portrait, ici dans ce bâtiment, ici dans cette rue qui m'avait emporté. Image de ce qui restera de moi et de ton regard sur moi. La main qui avait travaillé s'ouvrira et laissera s'échapper les fruits grappillés, les images usurpées, les écritures nécessaires, les visages caressés, ton jeune temps, sa peau d'un sentiment, une immortelle pensée, une façon de voir pour une volonté de comprendre. C'est confus, ça s'offre et ça résiste aussi, ça veut rester dans la paume, ça ne se laisse pas regarder par jeu, ça brouille les pistes et ça distribue les cartes, ça égrène le vocabulaire des instruments du dessin, ça montre et ça agit encore. Comme il n'est jamais dit, un cadeau, ça se mérite ; une main tendue pour cet artifice de présentation mérite de l'attention comme un acteur mérite le silence avant qu'il parle. Oui, la patience, oui, y regarder à deux fois, oui, la prudence, oui, savoir ce qu'on veut voir et qui ainsi nous appartiendra.

Il y a nécessairement de la disparition dans la révélation, une lumière non comprise, un objectif non prononcé, ceci fabrique une projection. C'est la caverne de Platon retournée comme un boyau, ce qui est bon doit se trouver du côté propre du boyau, l'image s'inverse, le cadre se tend, les ombres pourront jouer, voici l'objet, voici ce que je voulais te montrer. C'est à toi désormais.
Violetta COMPAIN.

Née au Mans en 1973,
vit à Saint-Etienne.

violetta.compain@wanadoo.fr

06 43 78 51 23

1992 / 1998 : École des Beaux-arts du Mans. Diplômée D.N.A.P - D.N.S.E.P

photographies - dessins- gravures.-
volumes : terre, céramique, plâtre, pierre -


EXPOSITIONS


2016 :

avril / mai

Exposition « arrière-corps » aquarelles
Le 17, Saint-Etienne

2014 :

mars

Exposition avec Lionel GUILOINEAU -peintures-
Espace Polyexpert, Villeurbanne – Mécénat d’entreprise -
Scénographie/lumière Atelier Erik Barray

1999-2013 :

travaille la peinture à l’huile,
portraits-scènes-vies silencieuses

2006-2007 :

Traceuse sur le long métrage Persépolis de M.SATRAPI et V.PARONNAUD
Perséprod, Paris.

Assistante au montage de l’exposition de Laurent PARIENTE

1999 :

stage de sérigraphie à La Fraternelle, 39200 Saint-Claude

1998 :

Alliance Française de Calcutta, Inde

Le Creux de L’Enfer à Thiers

1996 :

Exposition collective « Darshan Express »
suite à un voyage d’études en Inde

1995 :

stage de gravure sur bois, développement du travail personnel
Atelier de gravure MAEGHT, Paris